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Interviews

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CRAFT, partenaire officiel de la Fédération

31 octobre 2016

craftLa marque Craft (http://www.craft.se) d’origine Suédoise est depuis 30 ans spécialisées en sous-vêtements de sports en fibres thermos-régulatrices à la pointe de l’innovation et au bon prix. Trois couches de vêtements respirant qui optimisent le climat du corps pendant l’effort. Depuis trois ans les athlètes des Équipes de France FFSG, bénéficient de cette technologie. M  Benoit NELLES, représentant de la marque en France nous explique sa volonté de travailler avec notre Fédération.

Votre marque est suédoise et existe depuis plus de 30 ans, depuis combien d’année êtes-vous sur le territoire français ?
Craft est né en 1977, et je travaille avec eux depuis fin 2001, cela va faire 15 ans en fin d’année.

Sponsoriser des Fédérations est-il essentiel pour  une marque telle que la vôtre ?
Il y a différents moyens de se faire connaître, et le partenariat avec une Fédération est un de ces moyens. L’avantage du partenariat avec la fédération est que nous avons le retour des athlètes, nous devons être proche d’eux (nous n’avons pas toujours autant de temps que nous le souhaiterions) et cela devrait nous permettre d’améliorer et faire évoluer les produits.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler avec la Fédération des Sports de Glace ?
Au départ, c’est plutôt le hasard d’une rencontre, avec Romuald DEBAQUE. L’avenir me dira si j’aurais mieux fait de me casser une jambe ce jour-là. Mais Romuald était persuadé que l’échange entre Craft et la Fédération serait positif et a réussi à m’en persuader.

Comment se traduit votre partenariat et que vous apporte-t-il aujourd’hui ?
Jusqu’à ce jour, la fédération et les athlètes jouent bien le jeu. C’est important ; dans certains milieux sportifs, le sponsoring est considéré comme un dû. Dans les sports de glace, même les athlètes du top-niveau font l’effort de montrer la marque et c’est vraiment apprécié. Le fait que la fédération n’a pas non plus énormément de sponsors en textile fait que le retour de visibilité est plutôt positif.

Comment envisagez-vous l’avenir de votre partenariat avec la Fédération ?
J’essaie de continuer les partenariats sur du long terme. Nous avons des partenariats avec des événements qui durent depuis 20 ans (avec les différentes marques que j’ai pu distribuer). Maintenant cela dépend aussi de nos ressources, du développement de notre activité économique. Nous visons dans un environnement compliqué, un monde qui change vite, mais si nous nous débrouillons bien, on devrait pouvoir continuer sur plusieurs olympiades et probablement arriver à développer des produits spécifiques, pour le Bobsleigh et le Short-Track.

Longue vie à la FFSG et longue vie à Craft !

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Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron – La course vers PeyongChang 2018 est lancée !

31 octobre 2016

4e8f7Éblouissant, sublime, incroyable, émouvant, on ne manque pas d’adjectif pour décrire l’exceptionnel parcours de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Après l’exploit de 2015, revoilà celui de 2016, mais en mieux ; avec le record du Monde du nombre de points pour un programme libre en poche. Mais où vont-ils s’arrêter? A seulement 20 et 21 ans ils ont tous ou presque : deux titres de Champions d‘Europe, deux titres de Champions du Monde et un public sous le charme. Il ne manque que le Saint-Graal, le titre de Champions Olympiques qu’ils iront chercher en 2018.

Le statut de Champion du Monde est-il difficile à assumer ?
Avant, on était le troisième couple Français, nous n’étions pas une priorité. Tout d’un coup, nous sommes les premiers, et tout le monde nous regarde. Sur les réseaux sociaux, c’était impressionnant. On devrait y penser, d’ailleurs, avant de poster des photos (rire)!
Et puis quand on a ce statut, C’est très bizarre ! On a l’impression d’avoir fini sa carrière avant de l’avoir commencée. Être champion du monde, c’est le but ultime. Et là, c’est arrivé avant qu’on ne soit prêts finalement. Quand on a repris l’entraînement, il a fallu se remotiver. Au début, on hésitait, on n’était pas sûrs de nous, de nos choix artistiques. Mais nous avons su faire le nécessaire et au final, même si nous sommes encore jeune sur le circuit de haut niveau, on a su faire le travail !

Êtes-vous fiers de votre parcours ?
L’année a été très dure. Surtout après l’accident de l’été dernier, On ne savait pas combien de temps l’arrêt allait durer. Lorsqu’on se casse une jambe ou un bras, le diagnostic est clair, il y en a pour trois semaines, ou trois mois, mais on sait. Là, je voyais les médecins qui me disaient de revenir dans une semaine si cela n’allait pas mieux. Je revenais et ça n’allait toujours pas. Ils me disaient de me reposer. Cela a duré longtemps. J’ai voulu m’inscrire au Trophée Bompard, mais je n’étais pas assez en forme …C’était très difficile. Personnellement, Je ne pouvais ni sortir ni patiner, je ne pouvais pas lire ou avoir une conversation avec des gens. J’étais incapable de me concentrer. Il reste encore des séquelles d’ailleurs, et cela durera encore des années. Il paraît que c’est normal quand on a eu une commotion cérébrale.
Lorsque nous sommes arrivés aux Championnats d’Europe [fin janvier], on se sentait prêts mais c’était un vrai saut dans l’inconnu. Nous n’avions présenté qu’une seule fois nos programmes en compétition lors des Championnats de France Elites.
Alors qu’un an auparavant, nous étions tellement sûrs de nous avec notre statut de challenger, cette année nous étions les têtes de série mais on était complètement dans l’incertitude. Nous avons fait les choses comme d’habitude, on s’est concentrés, mis dans notre bulle et on a fait ce qu’on savait faire… Et ça a payé ! On est fier de ça.

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Vous devenez les premiers danseurs à conserver vos titres européens et mondiaux, il y a une méthode française?
Une méthode je ne sais pas, mais un esprit français, oui, j’en suis sûre. Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder,  les Duchesnay, on a des styles très différents, mais on essaie tous de se démarquer. Et cela depuis qu’on est tout jeune.
Si vous mettez des petits patineurs américains et des petits français, cela se voit déjà. Chez les premiers, tous les programmes se ressemblent, alors que les Français vont chercher une chorégraphie, une musique originale. La Danse sur Glace Française a toujours eu cette culture du différent, de l’originalité. Depuis qu’on est petits, on ne cherche pas plus à imiter qu’à innover. Depuis toujours cela a été la force de tous les couples qui ont réussi à l’international.
Nous, nous essayons de voir toujours plus loin que ce qu’on a déjà vu quand nous réfléchissons aux programmes. Nous nous disons « qu’est-ce qui n’a jamais été encore fait ? ». Nous nous inspirons aussi de plein de domaines différents, mais tous hors patinage. Nous ne nous inspirons presque jamais de programmes ou portés ayant déjà été faits. Cela nous empêcherait d’innover. Malgré le fait qu’on ne soit qu’au début de notre carrière et assez jeunes, on est en train de laisser une empreinte dans le patinage, j’espère que cela se fera dans la durée.

Vous vous connaissez depuis plus de dix ans. Vous avez une très belle complicité, avez-vous des petits rituels avant les compétitions ?
C’est vrai qu’il y a des couples qui crient toute la journée ! Il y en a même qui se détestent. Nous on doit se disputer deux fois par an. Quand cela arrive, les coachs rigolent en nous disant : “Ah, vous êtes normaux !” !
Sans avoir quelque chose d’extrêmement personnel, nous avions certaines choses que nous aimons faire. Avant de monter sur glace, après les 5 minutes d’échauffement (si nous ne passons pas premiers du groupe), nous ne nous asseyons jamais, contrairement à beaucoup d’autres. Nous préférons marcher dans les couloirs, se tenir la main, fermer les yeux et visualiser le programme… (Gabriella) Je ne peux aussi m’empêcher de relacer mes patins, qu’il y en ait besoin ou pas (souvent pas).2017 est une saison spéciale et assez importante: on a envie de tout donner, mais aussi de ne pas tout montrer. Il faudra être assez stratégique dans les choix de programme pour pouvoir donner le meilleur pour les JO.
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Désormais, la course vers PeyongChang est lancée ! Ils s’entrainent sous le regard des Champions Olympiques 2010, les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, qui, pour leur retour sur la glace après deux années de pause, seront leurs partenaires d’entraînement et peut-être leurs plus grands rivaux en compétition ; plus motivés qu’effrayés, Gabriella et Guillaume se lanceront dans la course pour décrocher le seul titre qui, à 20 et 21 ans, manque à leur palmarès!

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Sport à l’école, sport scolaire, de quoi parle-t-on ?

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19 septembre 2016

I- Le « sport à l’école »

L’éducation physique et sportive (EPS) vise à la réussite de tous les élèves, aux différents niveaux de scolarité : elle contribue avec les autres disciplines à la formation de chacun. Par la pratique scolaire d’activités physiques, sportives et artistiques (APSA), l’EPS garantit à tous les élèves une culture commune.

L’Education Physique et sportive (EPS) est obligatoire dans le cadre des programmes de l’Education Nationale. A ce titre, les contenus sont évalués à partir d’un cadre défini par les textes officiels.

Elle vise le développement des capacités motrices et la pratique d’activités physiques, sportives et artistiques. Elle contribue à l’éducation à la santé en permettant aux élèves de mieux connaître leur corps, et à l’éducation à la sécurité, par des prises de risques contrôlées. Elle éduque à la responsabilité et à l’autonomie, en faisant accéder les élèves à des valeurs morales et sociales, telles que le respect de règles, le respect de soi-même et d’autrui.

Le sport scolaire contribue à promouvoir le respect de l’éthique et des valeurs éducatives et humanistes du sport. Il joue un rôle déterminant dans l’accès des jeunes au sport et donne sens au « vivre ensemble » et à l’apprentissage de la vie associative. Il participe pleinement à la santé et à la préservation de l’intégrité physique des élèves. C’est un atout privilégié pour l’égalité des chances et pour la formation citoyenne des jeunes.

Regardons comment la FFSG s’inscrit dans cette dynamique à ce jour.

1. Section Sportive Scolaire ou Classe à Horaires Aménagées: Quelles différences entre une classe à horaires aménagés et une section sportive scolaire ? Comment fonctionnent-elles ?

A) La Classe à Horaires Aménagés (CHA) ou « les aménagements horaires »

L’établissement scolaire (collège) aménage des horaires afin que les élèves puissent pratiquer leur activité sur des temps extra-scolaires et suivre un enseignement renforcé dans le domaine. Trois domaines sont reconnus pour les classes à horaires aménagés : la danse, la musique et le théâtre.

Il n’existe pas de CHA dans le domaine sportif. Cependant, les disciplines d’expressions de notre fédération pourraient s’inscrire dans le domaine artistique et rejoindre ainsi ces classes.

Il existe 2 types de fonctionnement :

  • L’établissement scolaire autorise, par le biais d’un accord tacite, des aménagements au cas par cas. L’élève peut ainsi être autorisé à quitter les cours 30’ avant la fin pour pouvoir se rendre à son entrainement. Il peut aussi être autorisé à reprendre 30’ après le début des cours. Ces aménagements horaires permettent aux jeunes sportifs de pouvoir s’organiser au mieux pour réaliser leurs entrainements sur les créneaux qui sont souvent placés très tôt le matin ou entre midi et 14 heures.

Une convention pourra être signée entre le club et l’établissement scolaire mais cela dépend uniquement « du bon vouloir » du chef d’établissement.

  • Dans le cas de la création d’une classe à horaires aménagés (CHA) le rectorat doit donner son accord pour son ouverture. De plus, l’établissement scolaire s’engage à approfondir les cours en relation avec la classe à horaires aménagés. Les textes définissent des CHA uniquement pour les activités danse, théâtre et musique. Des CHA spécialisées « sport » existent mais elles ne rentrent pas dans ce dispositif particulier.

B) La section sportive scolaire ou SSS

Inscrite dans le projet d’établissement,  la section sportive scolaire doit obligatoirement être validée par le recteur conformément au cahier des charges.

Elle apporte des avantages non négligeables à l’établissement qui en dispose, la possibilité entre autre « d’ouverture » de la carte scolaire ou encore le fait que les sportifs de haut niveau UNSS soient identifiés comme sportifs « élite » pour l’académie.

Elle offre aux élèves volontaires la possibilité de bénéficier, après accord des familles, d’un entraînement plus soutenu dans une discipline sportive proposée par l’établissement, tout en suivant une scolarité normale.

L’activité sportive se pratique pendant le temps scolaire (entre 8h et 18h) à raison de 3 heures minimum par semaine, réparties en deux séquences si possible (cela peut s’apparenter à une option).

Le temps de pratique doit être intégré à l’emploi du temps et ne peut en aucun cas se substituer aux horaires obligatoires d’EPS. Le volume maximum des pratiques sportives doit être pensé dans l’intérêt des élèves.

Toute ouverture de section sportive scolaire exige un partenariat entre l’établissement scolaire et le partenaire sportif (club, ligue ou fédération). Ce partenariat doit être formalisé par une convention pluriannuelle.

Les élèves inscrits en section sportive scolaire sont incités à adhérer à l’UNSS.

L’ouverture d’une section sportive scolaire se fait dans un établissement du second degré par décision du recteur d’académie, sur proposition du chef d’établissement.

L’ouverture ou la reconduction d’une section sportive scolaire peut nécessiter un aménagement du temps scolaire pour les élèves qui y participent. Elle ne peut en aucun cas occasionner d’allègement de la scolarité.

La section sportive ne peut concerner un seul niveau de classe. Elle a vocation à couvrir si possible l’ensemble du cursus collège ou lycée. Les projets assurant une continuité de l’offre de formation entre un collège et un lycée de même secteur sont  à privilégier.

Une section sportive scolaire doit avoir un effectif suffisant pour garantir la mise en place d’un enseignement de qualité et d’une pratique conforme à l’activité. Dans le cas d’effectifs réduits, le fonctionnement en réseau d’établissements est une solution à étudier. A noter que dans le cadre de l’assouplissement de la carte scolaire, des dérogations peuvent être accordées dans la limite des places disponibles au titre du motif « parcours particulier de l’élève ».

Sous l’autorité du chef d’établissement, la responsabilité de la section sportive scolaire est confiée à un enseignant d’EPS ou à un membre volontaire de l’équipe éducative de l’établissement (coordonnateur) reconnu compétent, de façon à garantir le bon fonctionnement du dispositif.

Le coordonnateur peut  encadrer les élèves en face à face pédagogique s’il en a la compétence ou s’appuyer sur des éducateurs sportifs reconnus par le partenaire sportif. Il a pour mission de gérer la section sportive tant au niveau du suivi sportif des élèves qu’au niveau de leur scolarité.

Une visite médicale est obligatoire pour les élèves intégrant la section sportive.

Dans le cadre de la création d’une section sportive scolaire l’investissement de la ligue est important pour se positionner en soutien du club porteur du projet.

2. Les épreuves du Bac, les dispositifs pour les sportifs de haut niveau

encart-1En début d’année de terminale, chaque candidat choisit un menu de 3 sports parmi les 5 qui sont proposés. Ces menus sont établis par chaque académie en fonction d’une liste nationale.

L’épreuve d’éducation physique et sportive s’effectue en cours d’année, que ce soit pour l’enseignement commun (obligatoire), l’enseignement de complément ou l’enseignement facultatif (option)

  • L’examen obligatoire d’EPS

Il est composé de trois épreuves pratiques évaluées chaque trimestre lors des dernières séances. Chacune est notée sur 20 points et la note finale correspond à la moyenne des trois.

Les élèves choisissent des activités parmi une liste nationale (au moins 2 activités) et une liste académique (au plus 1 activité). Une attention particulière est portée sur la variété des activités et du niveau attendu en fin de cycle de travail (niveau 4 attendu au minimum).

A ce jour seule l’académie de Rouen propose le patinage dans la liste académique (seuls les élèves appartenant à cette académie peuvent en disposer si leur lycée le permet).

  • L’épreuve complémentaire

Cette épreuve est obligatoire pour les élèves ayant suivi l’enseignement d’EPS complémentaire. Elle s’organise en deux parties : la première s’appuie sur la pratique de trois activités sportives (60% de la note finale) ; la seconde évalue une production individuelle et une production collective du candidat (dossiers, montages vidéo, journal, organisation de spectacle…).

  • L’épreuve facultative

Il s’agit d’une épreuve optionnelle. Elle est évaluée en deux parties, dont une est pratique, et l’autre consiste en un entretien où l’élève est interrogé sur les règles et la culture du sport choisi.
A ce jour, le lycée climatique de Font Romeu propose la pratique du patinage pour cette évaluation au Bac.

  • L’examen ponctuel

L’examen ponctuel d’EPS s’adresse aux candidats libres (non scolarisés) et donc qui n’ont pas pu être noté pendant l’année.

  • Pour l’épreuve obligatoire : les candidats choisissent un binôme d’épreuves parmi une liste nationale (voir ci-dessous). Chacune des deux épreuves est notée sur 20 et la note finale résulte de la moyenne des 2.
  • Pour l’épreuve facultative: Le candidat qui a pris le sport en option aura une épreuve physique notée sur 16 points et un entretien noté sur 4 points. L’entretien évalue les connaissances scientifiques, techniques, réglementaires et la réflexion du candidat sur sa pratique.

Cette épreuve est ouverte à l’évaluation des sports de glace uniquement pour les sportifs de Haut niveau (SHN) et SHN-OA UNSS reconnu sur la liste ministérielle modifiée chaque année.

II – « Le sport scolaire »

À côté de l’éducation physique et sportive dispensée dans le cadre d’enseignements et d’horaires nationaux, des activités sportives sont encart-2proposées aux élèves sous l’appellation de « sport scolaire ».

Le sport scolaire est ainsi complémentaire des enseignements d’EPS.

Les élèves qui désirent faire davantage de sport peuvent s’inscrire à l’association sportive scolaire (AS) de leur école.

Dans le premier degré, la création d’une association sportive au sein de chaque école n’est pas obligatoire. Encadrée par des enseignants, éducateurs ou parents, et pleinement intégrée au projet d’école, l’association sportive participe à l’animation de la vie scolaire et à la réussite des élèves.

L’implication des élèves dans la vie de l’association sportive et dans l’organisation des rencontres et des compétitions permettent de :

  • les responsabiliser,
  • favoriser leur autonomie et leur prise d’initiative.

Le sport scolaire s’appuie sur des associations sportives scolaires qui sont investies d’une mission de service public à finalité éducative et sociale, définie dans des conventions qui les lient à l’État. Ces associations partenaires de l’École Publique sont :

– pour le premier degré, l’Union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP),

L’USEP fédère les associations présentes dans les écoles primaires publiques. Elle compte plus de 830 000 adhérents et près de 13 200 écoles affiliées.

– pour le second degré, l’Union nationale du sport scolaire (UNSS).

1. Une composante originale de la politique éducative française

Le ministère chargé des sports et le ministère chargé de l’Education Nationale partagent l’objectif commun de développer la pratique sportive des jeunes sous toutes ses formes. Les effets bénéfiques sur la réussite scolaire, sur la santé, sur le développement de l’enfant et sa confiance en lui ne sont en effet plus à démontrer.

Une convention a été signée le 18 septembre 2013 entre le ministère de l’Education Nationale, le Ministère chargé des Sports et le CNOSF, pour promouvoir les valeurs éducatives du sport et de l’olympisme, et collaborer pour favoriser l’accès à la pratique sportive associative. Cette convention est appelée à être déclinée avec les fédérations sportives. Elle répond aux enjeux de créer davantage de passerelles entre l’EPS, le sport scolaire et le sport fédéral.

Pour faciliter la mise en œuvre de leurs projets associatifs, les fédérations scolaires et universitaires lient des partenariats avec certaines fédérations uni sport et multisports. Ces conventions doivent permettre d’organiser les actions au niveau local.

Le sport scolaire implique également fortement les collectivités locales, qui lui apportent leur soutien sous différentes formes : subventions aux associations scolaires, soutien au fonctionnement des structures encadrant le sport dans l’enseignement primaire et secondaire, aide aux déplacements des élèves vers les lieux de compétition, etc.

Enfin, Le sport scolaire s’ouvre dorénavant sur l’Europe et le monde et favorise les rencontres avec les équipes d’établissements des différents pays multipliant ainsi les possibilités d’échanges culturels.

2. Participation à de grands évènements sportifs 

L’Éducation nationale collabore avec des fédérations sportives ou associations à de grands événements sportifs en développant des opérations destinées à sensibiliser les jeunes et mobiliser la communauté éducative. L’éducation nationale accompagne les grands événements sportifs, comme les championnats du monde d’aviron en 2015 à Ayguebelette en Savoie, la Coupe du monde de rugby 2015 en Angleterre ou encore l’Euro 2016 de football en France.

3. Journée du sport scolaire 

La journée du sport scolaire se déroule chaque année le troisième mercredi de septembre.

Destinée à mieux faire connaître et à promouvoir les activités des associations et des fédérations sportives scolaires auprès des élèves, des équipes éducatives, des parents d’élèves et du monde sportif local, cette journée contribue ainsi au développement du sport scolaire.

Elle marque le début d’une semaine dédiée au sport dans le cadre de l’opération « sentez-vous sport » pilotée par le comité national olympique et sportif français (CNOSF).


L’UNSS et la fédération française des sports de glace

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Le 15 décembre 2014, Laurent PETRYNKA, Directeur de l’UNSS et Didier GAILHAGUET, Président de la FFSG ont signé une convention de partenariat afin que les deux fédérations mettent en œuvre leurs complémentarités dans le but de :

  • Développer la pratique des sports de glace, notamment les disciplines d’expression du patinage et le patinage de vitesse ;
  • Initier des actions permettant l’organisation d’évènements associant des licenciés des deux fédérations ;
  • Rechercher la plus grande cohérence entre les orientations retenues par la Fédération française des sports de glace et les programmes sportifs UNSS déclinés à l’échelon régional et départemental ;
  • Proposer des rencontres et compétitions adaptées à tous ;
  • Soutenir la formation des enseignants et des jeunes ;
  • Encourager les jeunes à la prise de responsabilités ;
  • Favoriser le développement de la pratique féminine ;
  • Œuvrer pour tous les publics qu’ils soient valides ou non valides.

Une Commission mixte Nationale est constituée afin de proposer, d’appliquer et d’adapter les orientations générales de l’UNSS. Cette commission est constitué d’un coordonnateur, membre de l’UNSS nationale (Jérôme Gilot), d’un coordonnateur de la discipline, membre de l’UNSS (Martine Guelou), de trois professeurs EPS (Aurèlie Dordain, Barbara Piton et Sébastien Wasnievski) et de trois membres de la FFSG (Rodolphe Vermeulen, Catherine Glaise et Frédéric Dambier). Son objectif vis à développer globalement la pratique en s’appuyant sur les activités de compétition, d’animation et de formation.

Qu’est-ce que le Championnat de France UNSS

Historique

Le championnat de France UNSS sport de glace a été créé il y a 4 ans avec l’idée d’apporter aux disciplines des sports de glace un souffle nouveau dans la manière de pratiquer. La pratique est donc ouverte à tous les élèves licenciés aux AS de leur établissement, patineurs ou non.

En 2012 la FFSG et l’UNSS décident de mettre en commun leur expertise pour offrir à un large public de jeunes écoliers une forme de pratiques nouvelles sur la glace Le principe est simple : constituer une équipe mixte d’au moins trois patineurs et venir se défier en deux épreuves dans deux dimensions majeures du patinage sur glace : la création chorégraphique et la dextérité techniques. S’est rajoutée l’année suivante une épreuve de patinage de vitesse, sous la forme d’un relai endurance.

C’est en 2014 que le premier championnat de France UNSS sport de glace s’est organisé, à Vaujany, avec 10 équipes représentées dans les deux épreuves, l’épreuve chorégraphique et le parcours chronométré.

En 2015, à Font Romeu, avec le soutien du Pôle France France de short track et du club de Patinage artistique local, 11 équipes se sont retrouvées pour remporter les titres dans les deux épreuves fondatrices renforcées par la nouvelle épreuve d’endurance en relais patinage de vitesse.

Enfin cette année pour l’organisation du troisième Championnat, à Niort, c’est une nouvelle catégorie qui était proposée aux établissements, la catégorie « sport partagé », proposant la constitution d’équipes mixant valides et invalides d’établissements pouvant être différents. 13 équipes étaient inscrites et 11 ont concourues.

Organisation

Le championnat de France UNSS se divise en  quatre catégories :

  • Championnat de France Collège niveau « Etablissement » : ouvert à tous les élèves de l’établissement n’ayant pas une licence FFSG compétition ou n’étant pas inscrits en Section Sportive.
  • Championnat de France Collège niveau « Excellence » : ouvert à tous les élèves de l’établissement.
  • Championnat de France Lycée niveau « Excellence » : ouvert à tous les élèves de l’établissement.
  • Championnat de France UNSS « sport partagé » Sports de Glace : ouvert à tous les élèves d’établissements.

encart-3Règles du jeu

Le règlement est retravaillé chaque année en Commission Mixte Nationale et est diffusé sur la fiche « sport » de l’UNSS et sur le site de la FFSG.

Seules des équipes mixtes de 3 à 5 patineurs peuvent s’engager dans les épreuves

La compétition se divise en 3 épreuves :

– la première est une épreuve de vitesse et d’endurance : Sur un anneau se rapprochant des dimensions de celui du short track, les élèves doivent effectuer un relais de 13 tours (1500m) pour le niveau « Etablissement » et de 27 tours (3000m) pour le niveau « Excellence » ;

– la deuxième est une épreuve chorégraphique sur un thème validé chaque année par la CMN ;

– la troisième est une épreuve de parcours technique chronométré sous forme de battles de rapidité.

Les épreuves sont évaluées, jugées et vérifiées par des jeunes Officiels de collèges et lycées qui peuvent valider sur ce championnat un niveau national. »

Quelques mots d’un membre de la CMN

Dès l’origine de ce Championnat, les membres constituant la Commission mixte nationale (3 profs UNSS et 3 membres FFSG) se sont fixés pour principaux objectifs, outre le développement de la pratique sports de glace en établissements scolaires, de faire de cette compétition un véritable laboratoire permettant d’explorer de nouvelles approches de nos pratiques sportives et de leur animation. L’idée étant de mettre en avant le sens de la glisse et du plaisir de pratique au travers de la compétition, plutôt que la recherche absolue du simple résultat, quel qu’il soit.

Certes les enjeux de la note du BAC pour les 1ère et terminales montant sur le podium de la catégorie excellence demeureront et c’est un moteur pour nombre de patineurs, mais l’accent de cette compétition restera toujours marqué sur le développement d’habiletés spécifiques, la notion d’équipe et les divers expériences de glisse.

Si l’on peut aisément comprendre que les catégories excellences aspirent à se rapprocher des épreuves Fédérales, produire un Championnat scolaire similaire et parallèle à celui de la FFSG n’aurait pas de sens, et pourrait nous éloigner des nouveaux publics que nous souhaitons toucher, en grande partie en dehors de nos clubs. Aussi la CMN reste à ce jour très attachée aux fondamentaux qui l’ont vu se constituer, et vise à stabiliser ce tout jeune Championnat en le requestionnant chaque année.

Trois éditions restent un échantillon ténu pour en faire une évaluation pertinente, mais nous voyons chaque année le nombre d’inscriptions augmenter, même si cela reste faible.

La CMN devra faire évoluer encore son règlement l’année prochaine, si elle souhaite trouver plus largement le public qu’elle vise et donner plus de densité à ce Championnat, pour lequel le nombre trop faible d’équipes constituées sur le territoire ne permet pas encore d’y accéder par sélections académiques par exemple. C’est tout l’enjeu qui nous animera : trouver le moyen d’augmenter les inscriptions à la compétition sans perdre l’esprit et les objectifs qui l’ont vu naître.
R.Vermeulen


L’évènement : 3éme édition du Championnat de France UNSS
Niort du 18 au 20 Mai 2016

affiche-facebook_26485777963_oMoments choisis et fin de partie pour notre 3ème édition du Championnat de France UNSS avec le retour ce jour des tapis de short track. C’est l’heure du bilan et des remerciements : 11 équipes, 54 patineurs, quelques 25 profs d’EPS impliqués. Un grand merci aux élus locaux, Monsieur le maire Jérôme Baloge et sa première adjointe, Madame Rose-Marie Nieto, ainsi que l’élu chargé des sports Monsieur Alain Baudin, pour leur soutien et pour avoir mis les équipements et personnels Municipaux à disposition de l’évènement. Merci encore à l’ensemble des professeurs des établissements environnants, aux deux proviseurs, Messieurs Laurent Bayenay et Eric Sanchez pour leur accompagnement et présence, ainsi qu’à Mme Sophie Geneix, la courageuse coordinatrice de la section sportive patinage qui en lien avec Stéphane Gaubert, le président du club local, a porté l’équipe locale tout au long de l’année. Merci encore à Madame Guélou, directrice du service départemental UNSS et son équipe rapprochée pour leur investissement dans la compétition, à Laurent Merle, le photographe d’élite de l’UNSS 79, pour la qualité de ses images et reportages sur les 3 jours de rencontre. Merci surtout, à Monsieur Girard, à son directeur de patinoire et leurs équipes, pour leurs encouragements et apports logistiques quotidiens. Bravo enfin, à l’ensemble des équipes scolaires et leurs professeurs présents pour leur engagement total dans la compétition. 3 belles journées splendides, sportivité et respect, abnégation et convivialité auront été les clés de cette 3ème édition. Vivement l’année prochaine !

I – Interview de Christine CARRERA-MARQUERIE, professeur d’EPS collège et lycée de Font Romeu

Comment vous est-il venu l’idée de faire une AS patinage dans votre établissement ? img_7757_27117070425_o
« Notre histoire commence autour des années 2005-2006 avec la volonté de mettre en place l’activité patinage artistique dans le cadre de notre option facultative EPS en CCF. Par la suite, nous avons souhaité l’amener à l’AS, mais du fait que l’activité n’avait pas de finalité nationale, il était difficile d’ouvrir une ligne « patinoire » en dehors des créneaux déjà existants de la section patinage artistique et hockey et qui, de ce fait, ne touchait que « l’excellence ».
Nous souhaitions permettre l’accès à un plus grand nombre de jeunes vers la « patinoire». Ainsi avec notre entraineur Laurence ENARD, nous avons travaillé avec la fédération et l’UNSS. Ainsi, à la rentrée scolaire 2013, avec la perspective du 1er championnat de France, nous avons pu proposer cette activité sur un créneau « midi – 14 heures » (la patinoire est dans l’enceinte de la cité), rare créneau disponible il faut l’avouer, mais qui nous permet de toucher un plus grand nombre d’élèves. »

Qu’est-ce que votre AS offre de particulier à la vie de votre établissement ?
« Je ne sais pas si l’activité offre quelque chose de particulier à notre établissement tant il y a d’activités diverses et variées. Mais elle permet, avant tout, à des élèves qui n’auraient pas forcément les moyens ou la possibilité de pratiquer cette discipline, d’abord, de la découvrir, ensuite de progresser et surtout de se faire plaisir. Je suis obligée de limiter l’accès au plus assidus, car sinon, il y a trop de monde. En plus, cela permet de découvrir, par le biais des épreuves UNSS, le short-track et la chorégraphie collective en plus du reste. »

Comment avez-vous mis en place cette AS, de quelle nature sont vos relations avec les clubs, les intervenants, la fréquence des entrainements etc…?
« Si nous sommes arrivées à mettre en place l’activité, c’est avant tout parce qu’il existe une interaction importante entre notre cité scolaire et le club de glace de Font Romeu (partenaire de la section sportive) avec l’intervention bénévole de Laurence ENARD sur l’AS. »

Qu’est-ce que ce Championnat de France UNSS, tel qu’il est aujourd’hui, apporte aux élèves et à l’établissement ?  
img_7334_26841792000_o« Au niveau du lycée, la possibilité, comme pour toutes les autres disciplines de l’UNSS d’aller chercher un podium ou une validation nationale du jeune officiel. Elle apporte aussi une finalité supplémentaire aux objectifs de la section sportive. Et pour le niveau « Etablissement » elle offre une opportunité, non négligeable, d’accéder à une finalité nationale, d’en découvrir tous les plaisirs et la reconnaissance des camarades d’avoir été aux « championnats de France » et parfois de déclencher des « motivations » sportives supplémentaires… et les amener vers le club de glace. »

Quel sont vos projets pour les années avenir ? Avez-vous des intentions pour sensibiliser vos collègues et organiser des rencontres en appui des clubs?
« Nous essayons, systématiquement, avec Laurence, de sensibiliser les entraîneurs de club, et pour ma part les collègues d’établissements dans les villes où il y a des patinoires. Mais, on se heurte à un manque d’intérêt car les enseignants d’EPS n’ont pas d’accès à la patinoire avec leurs classes, la liste nationale d’APSA y ayant contribué. La réforme du collège devrait pouvoir permettre un accès plus facile aux établissements, puisque cette liste nationale d’APSA disparait. Je pense que c’est le moment de lancer une politique de découverte de l’APSA… seul moyen pour faire avancer l’activité. »

En quelques mots, qu’est-ce que vous diriez à nos lecteurs pour promouvoir et valoriser le Championnat de France et plus largement la pratique des Sports de Glace à l’école?
« Ce championnat de France UNSS de sports de glace a un avantage certain : c’est que,img_7217_26510483704_o comme pour le cross-country, il permet de fédérer différentes disciplines de glisse. Il est donc porteur. Chaque pratiquant, dans la mesure où il appartient à une discipline différente va y amener ses habitudes et apprendre à respecter les habitudes des autres. La notion d’équipe y est très forte car toutes les épreuves sont collectives, relais endurance ou « habileté, chorégraphie. Les jeunes officiels ne sont pas en reste non plus, car ils apprennent les fonctions « d’arbitre » dans le cadre des parcours et de « juge » dans celui de chorégraphie ; leur formation est donc plus complète, quelque part… Ce championnat est jeune, il a encore besoin de progresser et plus il y aura d’équipes plus il pourra aboutir. Par contre, il faut rester vigilant aux coûts occasionnés, car ils sont un véritable frein au développement de la discipline. Contrairement à certaines activités (comme le ski), ce n’est pas forcément le même public avec les mêmes moyens qui s’oriente vers cette pratique. »

II – Interview d’Audrey FRANCOIS, DEJEPS Patinage Artistique, éducatrice sportive à l’ACPG (association choletaise de patinage sur glace).

Comment vous est-il venu l’idée de faire une AS patinage dans votre établissement ?
Mon mari et moi avons commencé cette année à encadrer des formations de jeunes initiateurs bénévoles pour nous aider dans l’encadrement des débutants et des jeunes patineurs. C’est en rencontrant Rodolphe Vermeulen pour définir nos actions qu’il nous a présenté le Championnat UNSS Patinage sur Glace.img_7151-2_27001329252_o

Qu’est-ce que votre AS offre de particulier à la vie de votre établissement ?
Pour notre club pluridisciplinaire (patinage artistique, danse sur glace, patinage de vitesse), il s’agit d’un excellent projet pour rassembler des patineurs issus de disciplines différentes, et qui n’ont pas forcément l’occasion de se rencontrer à la patinoire.

Comment avez-vous mis en place cette AS ? De quelle nature sont vos relations avec les clubs, les intervenants, la fréquence des entrainements etc….?

img_7198_26512150833_oC’est très compliqué d’obtenir des créneaux de glace dédiés à la préparation des épreuves de l’UNSS. Nous avons obtenu la possibilité pour nos jeunes de pouvoir s’entrainer gratuitement sur des heures du stage des vacances de Printemps (stage ACPG payant pour les autres patineurs), ainsi que sur le créneau du Jeudi 12h-13h en Avril et Mai. Je pense que cette préparation a été trop courte pour nos jeunes, mais c’est compliqué d’avancer rapidement quand il y a trois interlocuteurs à solliciter ou à informer… Toutes les décisions prennent un peu de temps, et surtout au niveau de la prise en charge financière du projet.

Qu’est-ce que ce CDF UNSS, tel qu’il est aujourd’hui, apporte aux élèves et à l’établissement ?  
– Un réel rapprochement des jeunes issus de disciplines sportives différentes : ski, patinage artistique, danse sur glace, patinage de vitesse, hockey sur glace.
– Une manière différente d’aborder la glisse.
– La rencontre avec d’autres jeunes géographiquement éloignés et fréquentant des structures scolaires et sportives différentes.img_8130_26511640784_o

Quel sont vos projets pour les années à venir ? Avez-vous des intentions pour sensibiliser vos collègues et organiser des rencontres en appui des clubs?
Pour l’avenir je souhaite renouveler l’expérience bien entendu, j’espère pouvoir entrer en contact avec un professeur d’EPS de l’établissement avec lequel je collabore pour partager cette expérience. De même, après cette première participation, quelques parents et enseignants d’autres établissements scolaires commencent à demander des renseignements, donc pourquoi ne pas monter une équipe dans un collège…

Souhaiteriez-vous à votre tour organisez un CDF sport de glace?img_7829_26513248823_o
Pas pour l’instant, nous sommes déjà surchargés de compétitions organisées dans notre patinoire!

En quelques mots, qu’est-ce que vous diriez à nos lecteurs pour promouvoir et valoriser le CDF et plus largement la pratique des Sports de Glace à l’école?
Pour les entraineurs de patinage sur glace ce n’est pas une surcharge de travail que de préparer les épreuves. C’est une manière sympa et ludique d’avoir d’autres rapports avec nos patineurs. C’est peut-être aussi un moyen de développer l’activité patinage dans nos clubs? L’ambiance est vraiment très sympathique et fair-play. Nos jeunes sont ravis de l’expérience et moi aussi !

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III – Résultats

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On découvre le Curling et L’Equipe de France féminine

6 septembre 2016

Ringard, vous avez dit ? Pas du tout ! Le curling, très populaire dans certains pays, gagne peu à peu ses lettres de noblesse en France. Avec près de 4IMG_070300 licenciés, la progression est constante et réelle (240 licenciés en 2010). Cependant,  le curling français reste loin derrière ses homologues scandinaves et canadiens qui dominent la discipline.
Un affrontement démesuré ! En suède, les joueuses de l’équipe féminine sont de véritables stars nationales, au Canada, 1 000 000 de personnes pratiquent le curling, aussi nombreux que les hockeyeurs ! A cela s’ajoutent les subventions nationales, les recettes des diffusions télévisuelles (240h de diffusion pour le Canada), les contrats de sponsoring, autant de moyens financiers qui offrent à nos adversaires une qualité d’entrainement très supérieure à nos athlètes français.

Le curling fait parti du patrimoine national du Canada. Inventé au XVIème siècle en Écosse, il y est très rapidement importé, ce qui en fait une de ses disciplines reines ! Après de longues années de batailles avec le Comité International Olympique, le Curling fait son entrée aux Jeux Olympiques en 1998 à Nagano (Japon). La France découvre alors une discipline un peu étrange qui fait sourire, mais avouons-le, peu prise au sérieux. Depuis 98, tous les quatre ans en France, c’est la grande fête du curling. On parle curling, on regarde le curling et on en rit de moins en moins. Une victoire pour ce sport à part entière où la France essaye de sortir son épingle du jeu au milieu des monstres scandinaves, canadiens et suisses et n’est pas en reste avec une 7ème place aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010 et la victoire récente (2015-2016) de l’Équipe de France féminine aux Championnats d’Europe C.

Mais alors comment joue-t-on au curling ?

Une partie de curling est jouée entre deux équipes de quatre curleurs. Un jeu se déroule habituellement en dix «ends» (manches) et dure en moyenne deux heures. Lors de chaque «end», les joueurs de chaque équipe ont le droits à deux pierres jouées alternativement.
A chaque lancé, deux joueurs équipés de balais frottent vigoureusement la glace à l’avancée de la pierre pour modifier sa trajectoire ou augmenter sa vitesse. Un joueur placé dans la maison (la cible centrale), le skip, indique aux balayeurs s’ils doivent ou non balayer.

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Lorsque les deux équipes ont lancé huit pierres chacune, l’équipe qui a la pierre la plus près du centre de la maison marque un point pour chaque pierre plus proche qu’une adverse. Le gagnant est l’équipe qui a obtenu le plus grand score à l’issu du match.

C’est le seul sport olympique dont la pratique n’a pas recours à des arbitres ou des juges : les règles sont telles qu’il n’y a pas de contestation possible, ce qui fait de ce sport le modèle même du fair-play et de la convivialité.
Pourquoi je commence le curling demain ?

Le curling est un sport d’adresse et de précision qui fait appel à des gestes sportifs complexes et répétitifs. La tactique est importante et demande réflexion, anticipation et prise de décision. Pourquoi commencer ? Pour plein de raisons ! La convivialité, le défi, le partage… Mais pas que !

  • 149 Calories dépensées pour 30 min d’activité physique autant que pour la marche ou le Volley Ball
  • Le brossage de la glace équivaut à un sprint de 200m.
  • Un sport pour tous ! Accessible aux personnes en situation de handicap, aux enfants, aux séniors…
  • Un sport qui peut se pratiquer en famille, une activité ludique à partager avec ses enfants
  • Pour travailler sa souplesse, son endurance et améliorer ses capacités physiques
  • Pour développer son sens tactique
  • Pour améliorer les capacités de concentration de ses enfants
  • Pour ses valeurs : le fair-play, la discipline et le partage.

IMG_0374Discipline très exigeante, le curling n’a désormais presque plus de secrets pour vous ! Les phases de sélections pour les Jeux Olympiques débutent très prochainement pour nos équipes de France ! Trois possibilités de sélections : Équipe Masculine, Équipe Féminine et Équipe Double Mixte ; objectif PyeongChang 2018 !

 

L’équipe de France féminine

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Le curling est vraiment un sport de fille ?
L’une des particularités de cette discipline, c’est qu’elle est accessible à tous. Effectivement comme dans tous autres sports il y a une hétérogénéité de niveau entre les hommes et les femmes, mais cette frontière est mince au curling.
Quand vous annoncez à vos proches et amis que vous êtes les représentantes françaises du curling sur les plus grandes compétitions internationales, qu’elles ont été les réactions ?
Les gens sont souvent surpris et taquins. Au début, ils ne nous prennent pas au sérieux mais rapidement ils s’intéressent à nos résultats, nous supportent, cherchent à comprendre les règles et dans la majorité des cas viennent essayer lors de notre tournoi découverte de fin de saison.

Souffrez-vous de l’image un peu « ringarde » (même si nous savons que ce n’est pas le cas !) que peut avoir votre sport ?
Pas du tout ! Je suis fière de représenter la France dans cette discipline. Les valeurs principales que défend ce sport, à savoir l’esprit d’équipe et le fair-play sont selon moi des notions essentielles dans le sport de haut-niveau, et le curling fait figure d’exemple. De plus, cette image « ringarde » tend à disparaitre, les joueurs de curling présents aux championnats du monde sont aujourd’hui de véritables athlètes. Ils suivent une préparation physique comme dans toutes les autres disciplines. Moderniser l’image de notre sport, et faire admettre aux Français que le curling est une « véritable discipline sportive olympique » est un super défi, que je relève volontiers.

Qu’elle est votre semaine sportive type ?

Mardi : entrainement glace Besançon
Jeudi : préparation physique
Samedi/dimanche : tournoi ou week-end entraînement en suisse
En France on vit rarement de sa pratique sportive de haut niveau, comment arrivez-vous à allier votre vie professionnelle et votre vie de sportive de haut niveau ?
La majorité de l’équipe est encore étudiante, alors il est plus facile pour nous de nous organiser. Néanmoins le fait que la saison de curling soit dense, il est parfois difficile de tout concilier.

Quels sont vos prochains objectifs sportifs?
Pour l’instant on se concentre sur les championnats d’Europe C en avril.

Pour finir capitaine, pouvez- vous nous décrire votre Équipe en quelques mots ?
L’objectif était de monter un projet à plus long terme, les effectifs de joueuses de curling françaises étant très faibles, il a fallu partir de 0 et construire une nouvelle équipe avec de nouvelles joueuses. Mon équipe est donc une jeune équipe, 3 d’entre elles ont débuté le curling il y a seulement 2 ans. Mais elles sont très motivées et ont progressé très vite, c’est pourquoi nous sommes parvenues à gagner les championnats d’Europe C en septembre dernier.12899987_10209292522249749_1059068805_n

 

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Plan Mixité – action Hip Hop / Patinage (Samedi 26 Mars 2016 – Patinoire de Vitry sur Seine)

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6 septembre 2016

Qu’attendiez-vous de cette rencontre ?

DSC_2157Danseurs hip-hop : quand on nous a demandé de participer à cette action d’échange avec le patinage, nous avons répondu présent immédiatement. Pour nous le patinage c’est « fun » ! C’était aussi l’occasion de nous réunir. Mais on s’est posé pas mal de questions, c’était plutôt l’inconnue quand même ; on se demandait réellement ce qu’on pourrait bien pouvoir faire sur la glace avec des « bons » patineurs . Est-ce qu’on allait monter sur la glace avec nos chaussures pour faire du hip-hop ?? Notre attente sur la rencontre ; un moyen supplémentaire de vivre quelque chose de différent et aussi, une nouvelle source d’inspiration.

Patineurs : moins de surprises pour nous. Nous sommes souvent amenés à travailler au sol. On s’est donc moins posé de questions.  La salle de danse est un environnement déjà connu. On ne fait pas tous du hip-hop (loin de là), mais nous avons des connaissances. Enfin, nous pensions connaitre !!! Pour nous, c’est une danse «Freestyle» ; quand nous avons été sollicités, nous avons pris çà comme une sorte d’apprentissage supplémentaire en complément de notre activité sur la glace ! Et puis le hip-hop sur glace, pourquoi pas (Rires).

 

Qu’elle vision aviez-vous du patinage avant cette rencontre ?

Danseurs hip-hop : je ne sais pas si c’est un sport de fille !!! Maintenant, oui c’est clair que je trouve que c’est assez féminin. On ne dit pas DSC_2188que nous n’aimons pas, et surtout nous ne voulons pas faire « vieux   clichés » ou se moquer… En fait quand on voit le patinage à la télé, d’un côté, on se dit que ça doit être très difficile comme sport (bien plus que le hip-hop), mais ça a l’air tellement facile aussi (Rires).  Des fois, cette « facilité » perçue, est juste impressionnante, les patineurs qu’on voit à la télé, ils ont beaucoup d’aisance !!  Mais bon, c’est quand même super différent, c’est très classique !

 

Qu’elle vision aviez-vous du hip hop avant cette rencontre ?

Patineurs : Nous pensions que le hip-hop n’était que des figures acrobatiques exécutées au sol, ou du «break dance» !  Je comprends que ce soit un peu réducteur, mais c’est surement un préjugé. En tout cas c’est une danse qui appartient à notre génération, nous les jeunes, on se sent naturellement attiré par ce style (enfin pas tous mais presque !!). Moi j’aime bien le hiphop (Arnaud CAFFA)… (Rires).

 

Qu’elle est votre vision du mix « hip-hop/patinage » ?

Réponse en commun : super idée ! On trouve que c’est un super mariage, il fallait y penser. On pourrait croire qu’on appartient à des catégories sociales différentes, et que nos mondes n’ont rien à voir, et pourtant, c’est top ! En plus, nous sommes autant de filles que de garçons. On s’est aperçu finalement qu’il y avait plein de similitudes : on est jeune, on aime danser, notre langue est très « proche » (on parle du langage technique). Même si nos univers peuvent paraitre opposés, la «sauce» a pris directement. C’est une belle cohésion. Nous sommes super contents d’avoir vécu cette expérience inédite !  Par contre, les patineurs ont plus de facilités pour le hip-hop, que nous pour le patinage … (Rigolades).

 

Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Danseurs hip-hop : super expérience, on l’a déjà dit ; mais quand on n’a jamais patiné (ou presque jamais), ça peut faire peur. Alors une fois en bord de piste nous n’avions plus trop le choix (on ne nous a pas forcés non plus), mais il fallait y aller !! Sur la glace, trop cool, la glisse, la liberté, l’espace ; ça donne envie de pratiquer le patinage finalement. On a été comme rassuré avec les patineurs « pro » à côté !! Ils nous ont mis en confiance, on s’est senti assez à l’aise très vite ; finalement on a même eu envie de danser sur la glace (Rires). Je  pense que ça peut même nous aider au sol pour le hip-hop, sur l’équilibre. Ce n’était pas si difficile !! On a pris conscience de la difficulté du patinage, mais à côté de ça, nous avons fait de nouvelles connaissance… Mixité : facile !!! On a « super » communiqué.

Patineurs : Nous avons bien aimé le côté « humain » ; rencontrer du « monde », se découvrir,  c’est une bonne idée : ça permet de créer une ouverture sociale. On avait envie de danser, d’apprendre et de faire du hip-hop, et puis c’était cool de danser avec des « pros »… En dehors de la pratique, on a appris que le hip-hop ce n’est pas que du break dance : c’est une véritable culture composée de plusieurs influences et de plusieurs langages corporels.

DSC_2196Le groupe Royal Phoenix accompagné de Julie, Marianne, Thomas et Arnaud (patineurs du club  de Vitry-sur-Seine)

Est-ce que cette action vous a donné envie de pratiquer le patinage de façon plus régulière, et même question pour la pratique du hip hop ?

Réponse en commun : grave !!!

Découvrez leur journée en image:  https://www.facebook.com/sportsdeglace/videos/vb.141261529223677/1370772942939190/?type=2&theater

 

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Interview Aurélie Monvoisin

14 mai 2015

interview_aurelie_monvoisin-1Aurélie, pourrais-tu te présenter et présenter ta discipline ?

Je fais du Short Track, patinage de vitesse sur glace. J’en fais depuis mes 7 ans et je suis au centre de Font-Romeu depuis 5 ans.
J’ai été 3 fois 2e en Starclass-Europa cup et une fois vainqueur de la Starclass-Europa Cup, mais c’est la première année où l’on teste le relais féminin en coupe du monde. (suite…)

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Interview Ludovic MATHIEU et Grégory DURAND

14 mai 2015

Pouvez-vous vous présenter ?

interview-ludovic-mathieuLudovic Mathieu, 38 ans, je suis professeur de sport et conseiller technique sportif (CTS) au Ministère chargé des sports depuis 2007. J’ai travaillé à la Fédération puis à la Direction de la jeunesse et sport à Chalons en Champagne de 2007 à 2010. Ces dernières années je me suis mis en détachement de mon poste de CTS pour aller vivre une exp
érience au centre national Maurice Richard à Montréal. Je suis revenu à la Fédération au mois de mai de l’année dernière pour m’occuper de la coordination du centre national de Short Track à Font Romeu et pour entrainer les équipes de France féminines en Short Track. (suite…)

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