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Nathalie Péchalat , le nouveau défi

Après avoir illuminé les patinoires avec son partenaire Fabian Bourzat, Nathalie Péchalat a décidé de continuer sa grande histoire d’amour avec la Danse sur Glace en se lançant un nouveau défi : devenir juge. Et c’est chose faite! Avec un score exceptionnel de 99,5% de réussite elle est depuis mars 2016 juge probatoire. Un grade qui n’est que le début d’une nouvelle carrière! Nathalie nous raconte son choix et ses ambitions.

nathalie pechalatAprès l’arrêt de votre carrière, qu’est-ce qui vous a le plus manqué ?
Les entrainements intensifs ! Mais paradoxalement, c’est aussi ce qui m’a fait beaucoup de bien : d’ouvrir les yeux et de ne plus se mettre la pression en permanence. J’ai tendance à voir la moitié pleine du verre : j’ai surtout réalisé que je pourrai me soigner normalement, faire des activités sportives « à risque », prendre du temps pour des choses simples comme les dimanches en famille… J’ai adoré vivre à 100km/h, dans mes valises, mais j’apprécie tout autant la douceur du foyer, et l’ouverture sur d’autres univers. C’est très bizarre aussi de ne plus voir Fabian chaque jour, mais on reste en contact par internet et on se voit lorsqu’il passe en France.
La grande différence c’est surtout que je n’ai plus à être totalement égocentrée (mes entrainements, mes compétitions, mon régime, mon planning…) comme doivent l’être les sportifs de haut niveau, non pas par narcissisme mais par ambition. Et ça, ça me repose !!!

On peut vous croiser régulièrement sur la glace pour former et accompagner les jeunes générations, c’est important de pouvoir transmettre ?
Oui, c’est primordial. On a appris beaucoup, en France, en Russie et aux USA, donc c’est normal de vouloir transmettre. J’accompagne quelques patineurs selon les demandes des entraineurs. C’est important de travailler en équipe, de se faire confiance. Et évidemment, c’est très intéressant pour moi, j’aime garder une lame sur la glace.
En revanche, je ne souhaitais pas devenir entraineur à temps plein car j’avais envie que ma vie change : je ne voulais plus me retrouver sur la glace à 6h du matin 6 jours sur 7 et dans les compétitions le week end. Je l’ai fait 23 ans. Ma priorité aujourd’hui c’est un équilibre entre ma carrière et ma vie familiale et sociale.

Vous venez d’obtenir votre diplôme de juge avec un score de 99,5% (félicitations !) pourquoi avez-vous décidé de devenir juge ?4368340_6_21af_la-derniere-danse-de-fabian-bourzat-et_21b161285ce604216586703403238811
C’est une idée que j’ai depuis plusieurs années. Mon plan après Sotchi 2014 était de trouver un boulot sérieux ( à l’aide de mon diplôme d’école supérieure de commerce) hors patinoire. Et de devenir juge pour rester un peu dans le milieu…
Je voulais être juge pour jauger les programmes dans leur intégralité. « Spécialiste » m’intéresse aussi, je le ferai peut-être plus tard… Ça ressemble plus à un boulot de comptable (3 tours, 3 secondes, 1 pied, 2 pieds, etc…).

Quelles sont selon vous les qualités essentielles pour devenir un bon juge de danse sur glace ?
La passion pour ce sport, en 1er lieu. Car elle amène la curiosité, la générosité, l’impartialité, l’optimisme : bref, les valeurs que l’on doit tous acquérir pour juger correctement. « Avoir pratiqué » est obligatoire. Je sais que ça n’est parfois pas le cas, notamment à l’international. Cela nous permet d’avoir une idée des difficultés réalisées. N’oublions pas que le but de la danse sur glace est de présenter un programme fluide, qui semble « facile » ; alors qu’il en est tout autrement. Il est important de faire la distinction entre ce qui « semble » et ce qui « est ».
pechalat cfoa
Est-ce un avantage d’avoir été athlète de haut niveau pour juger ?
Évidemment. Comme je le disais, c’est beaucoup plus facile de décrypter les programmes. Cela sert aussi à avoir une bonne culture du patinage (lorsque l’on n’a fait que ça plusieurs heures par jour pendant plusieurs années). On sait d’où on vient, et surtout on a une idée du chemin que prend cette discipline. Cela me permet d’avoir une vision plus large, d’essayer de prendre la bonne direction.

Le monde du patinage a beaucoup évolué ces dernières années, vous avez envie de prendre part à cette évolution ? Si oui, que voudriez-vous changer par exemple ?
C’est pour cette raison que je voulais devenir juge. Comme pas mal de patineurs de ma génération d’ailleurs, Charlie White (Champion Olympique 2014 en Danse sur Glace) par exemple.
Les 15 dernières années on contraint les patineurs à être plus technique, plus physique, plus stratège également. Je voudrais pouvoir mettre l’accent sur la dimension artistique de notre discipline, que celui-ci ne soit plus qu’un bonus pour le public mais un véritable vecteur de récompenses par le système. N’oublions pas que le patinage est un sport spectacle, c’est notre force. À force de vouloir être plus « objectif », nous poussons les patineurs à prendre les mêmes décisions, qu’elles soient stratégiques ou artistiques. C’est dommage. Ça manque d’audace.

Vous venez d’obtenir le niveau de juge probatoire, quelle est la prochaine étape ?
De monter en grade pour pouvoir juger des compétitions nationales.


A SAVOIR

L’examen probatoire est le sésame pour officier. Il est la majuscule du parcours d’un officiel d’arbitrage. Si l’examen est validé il permet de titulariser l’officiel d’arbitrage sur les listes fédérales.

  • L’examen premier degré donne la possibilité aux candidats d’officier sur des compétitions de niveau national.
  • L’examen second degré confère aux candidats à la possibilité d’officier sur des championnats nationaux.

 

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